Le monde médical semble être au coeur d’une nouvelle réflexion menée par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Cette dernière estime que la réponse apportée pour mettre un terme aux déserts médicaux n’a pas un réel intérêt. Elle souhaite se focaliser sur deux aspects très précis à savoir la formation des médecins ainsi que le concours d’entrée dans les écoles. 

La diversité de la formation des médecins 

La France ne propose pas la même tendance pour tous les départements. Si certains sont bien lotis en termes de professionnels de la santé, d’autres affichent de sérieuses lacunes très nuisibles pour les patients. Ces derniers doivent parfois réaliser des dizaines de kilomètres pour obtenir un avis ou renouveler leur prescription. De ce fait, ils sont nombreux à délaisser les soins à cause de ces déserts de plus en plus dommageables pour leur santé. La ministre a estimé que la réforme du numerus clausus n’avait pas un réel intérêt pour mettre un terme à cette situation. Elle souhaite davantage s’attarder sur la formation médicale.

Les patients sont parfois face à un dilemme

Les professionnels ont la capacité d’obtenir plusieurs formations, car elles sont adaptées aux besoins et aux volontés de chacun. Diverses thématiques sont ainsi à leur disposition que ce soit pour l’autisme, les soins, la démence, le handicap… À chaque fois, il est possible de se tourner vers un expert qui aura les compétences suffisantes pour vous épauler dans votre carrière afin de la rendre beaucoup plus performante. En effet, la fonction première des médecins ne s’articule pas seulement autour des médicaments. Ils ont un rôle beaucoup plus important à jouer auprès des patients puisqu’ils peuvent aussi conseiller et diagnostiquer. Toutefois, les Français renoncent souvent à cette visite à cause de cette distance qui les sépare du cabinet. Cela n’est pas valable que pour les médecins généralistes. 

Les déserts médicaux sont vraiment problématiques

La même tendance est observée pour tous les spécialistes comme les dentistes, les gynécologues… Le gouvernement souhaite ainsi mettre un terme à ces déserts médicaux, mais la situation est complexe. Certains estiment qu’il faudrait se pencher davantage sur la formation des médecins pour que ces départements ne soient plus pointés du doigt. Pour la ministre, cette augmentation n’aura finalement pas l’impact souhaité, la réforme attendue n’aurait donc pas l’effet voulu. De plus, Emmanuel Macron partageait le même avis il y a quelques mois à l’occasion de sa nomination en tant que président de la République : 

Le numerus clausus est à la fois inefficace et injuste.

Le concours d’entrée ne serait pas celui escompté, d’où l’intérêt de mener une nouvelle réforme qui soit bénéfique pour le corps médical et surtout les patients. Ces derniers ont parfois l’impression d’être totalement délaissés par le système lorsqu’ils logent dans des zones éloignées.

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